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INTERVIEW : Alexandra Ifergan

Depuis ses débuts, Alexandra Ifergan, notre créatrice joaillère a bien évolué. En effet, la main de Fatima qu’elle décline à l’ infini est devenue depuis peu « universelle ».

Nous avons donc voulu en savoir plus…

L’artiste joaillère nous avait très gentillement reçu il y a quelque temps dans son petit atelier du 5 ème arrondissement. Nous l’avons recontactée depuis peu et avons obtenu une interview exclusive !
La rencontre a eu lieu au « café de la paix », tout un symbole pour elle…

E.K : Bonjour Alexandra, nous savons que vous êtes très occupée en ce moment et en pleine création alors merci infiniment de nous recevoir.

D’ou vous vient cette vocation ?

A.I : Mon grand-père était bijoutier- joaillier et diamantaire au Maroc à Casablanca après une longue formation à Anvers. Il aimait son métier, était très généreux et aimait transmettre son savoir faire, c’est la raison pour laquelle il avait toujours de nombreux apprentis dans son atelier.
Aucun de ses fils n’a repris ce métier que mon grand-père leur avait pourtant enseigné car les produits utilisés leur provoquaient des problèmes pulmonaires ; (amiante, déroché, pas d’aspiration).
Je me suis donc sentie investie d’une mission, car je suis la seule de la famille à reprendre l’oeuvre de mon grand père.

E.K : Quelle formation avez-vous ?

A.I : J’ai intégré et alterné entre deux prestigieux établissements : l’école du Louvre et l’école Boulle
j’ai enchainé mes diplômes avec succès : bijouterie art du joyaux, joaillerie et sertissage…

E.K : Pourquoi avoir choisi la main comme emblème de votre marque ?

A.I : Tout d’abord parce que le produit vedette de mon grand père était la main  »poing fermé ».  Je voulais surtout commencer à travers un seul motif, de préférence généreux et déclinable.

E.K : Ne pensez vous pas que la main s adresse à un public très ciblé (judéo-arabe) ?

A.I : La main trouve ses origines en Arabie Saoudite. La main représente celle de Fatima, fille du prophète Mahomet.
Fatima, à l’instar de son père était une figure sacrée pour les musulmans qui la croyaient capable de les protéger du mal.
Ce talisman a été adopté par les israélites du moyen orient et ultérieurement les juifs de différentes origines et également les chrétiens.
Mais aujourd’hui après avoir réalisé ce concours, je me suis rendu compte que la main est universelle, au même titre que le « yin and yang » et le « Peace and Love ».

E.K : Vous avez mis en place un concours « main de la paix », quel était votre but ?

A.I : Je reconnais qu’au départ ce concours n’était qu’une opération de communication.
Cependant, suite à l’annonce de celui-ci, j’ai toute suite reçu énormément de dessins d’enfants accompagnés de « notices explicatives » très touchantes m’expliquant pourquoi la paix et pourquoi cette main, en donnant un nom à leur main.
J ai été ensuite contactée par des journalistes qui ont écrit des articles sur ce concours. J’ai en outre des projets avec l’Education Nationale et plus précisément dans la section humanisme. Tout ce buzz auquel je ne m’attendais pas du tout m’a permis de constater l’importance d’évoquer un thème comme celui-ci car il répond à un réel besoin de notre société.

E.K : Combien de dessins avez vous reçus ?

A.I : J’ai reçu plus de 300 dessins, beaucoup d’entre eux soit ne respectaient pas le sujet, soit arrivaient après la date limite (près de 100) !

E.K : De qui sera composé le jury ?

A.I : Un professeur de joaillerie-maquettiste, une sculpteur, un architecte, moi -même ainsi que des personnalités artistiques et quelques journalistes.

E.K : Avez-vous une idée de qui sera le gagnant ?

A.I : J’ai bien entendu une petite idée, car certains dessins pré-sélectionnés sont beaux et très originaux mais pas forcément réalisables.

E.K : Allez-vous commercialiser cette main ?

A.I : Tout d’abord, je vais matérialiser la vision du gagnant ou de la gagnante en une pièce unique que je lui remettrai lors d’une réception dans un lieu prestigieux.

E.K : Quel est votre projet face à un tel succès, comptez-vous reconduire ce concours ?

A.I : Oui bien sûr!  Je ne vous cache pas que j’ai mis autant d’énergie dans ce concours que dans mon activité professionnelle.
Je considère que La Paix est un thème tellement riche et vaste que je compte reconduire ce concours en le perfectionnant !

La France est pour moi un pays exemplaire, notamment nos enfants… Il suffit de voir leurs œuvres pour comprendre leur implication, ce sont eux qui nous poussent vers l’avant !

EK : Merci Alexandra.


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